mercredi 12 juin 2013

L'équipe du Sahara Occidental de foot à Marseille



L'équipe de la FA Sahara Occidental participe au tournoi de football international des peuples, cultures et tribus, du 22 au 28 juin 2013, organisé par le FA Provence, dans le cadre de Marseille 2013.

Après la VIVA World Cup™ au Kurdistan en juin 2012, c'est une nouvelle occasion pour l'équipe de la fédération nationale du Sahara Occidental d'affirmer sa place sur la scène internationale du football non-Fifa.

Sont en compétition les sélections Provence, Tibet, Ladack, Nagaland, Araméens, Québec, Kurdistan et Sahara Occidental.

Pour rappel, Kurdistan, Provence et Sahara Occidental se sont rencontrés lors de la VIVA 2012. Le Kurdistan est le tenant du titre de la dernière VIVA World Cup™, la Provence avait fini à la 4ème place et le Sahara Occidental à la 6ème

Les matchs auront lieu les dimanche 23, lundi 24, mardi 25, jeudi 27 et vendredi 28 pour les finales, dans les villes de Saint Zacharie, Plan de Cuques et Marseille.

La manifestation sportive est aussi l’occasion de rencontre interculturelle, pour la promotion de la culture de chaque participant, des concerts de musique traditionnelle auront lieu à Marseille les mercredi 26 et le vendredi lors de la soirée festive de clôture du tournoi.
Pour les renseignements sur le tournoi, contactez Thierry Marcadé, président de la FA Provence. Et voir le site http://www.prouvenco-football.org
Pour les informations ou les soutiens à la participation sahraouie, contactez APSO.
 

samedi 18 mai 2013

Défilés par JFD. La République Sahraouie fête les 40 ans du Polisario


Défilés 
Faudra t'il attendre 50 ans? Pour que cette lente danse gracieuse et patiente des Sahraouis s'immobilise en une danse mortelle.
Ils sont là, par centaines, à fêter leur résistance, collective et individuelle.
Quarante années d'un front dressé pour se libérer d'un système colonial et aussitôt tomber sous le joug d'un autre.

Quarante années dont presque trente huit d'exil géographique pour la moitié d'entre eux dans les camps de réfugiés et trente huit d'exclusion sociale pour celle restée sur place, en zone occupée.
Ils sont là, par centaines, par plus de 40 degrés à l'ombre à attendre de défiler, devant un monde absent aux institutions immobiles.
 Une année de souffrance et d'usure supplémentaire affichée au thermomètre d'une indifférence aussi accablante qu'un soleil de plomb fondu. Le seul chiffre qui baisse ici, c'est l'âge de la mort !

Les années défilent. Les hommes aussi, dans leurs uniformes militaires.
Les années passent. Les femmes aussi, en costumes noirs et blancs, comme figées par le temps.
Les années coulent. Comme coule cette génération d'enfants dans ces oueds oubliés, chantant des slogans d'appels à l'espoir sur le ton d'appels au secours.

Ces années inscrites en chiffres égrenés sur ces panneaux brandis, ces visages de disparus pleurés, jusqu’aux pierres de cimetières dressées, paradant immobiles en rangs serrés.
Des hommes, des femmes, des enfants, oubliés par milliers, vieillissants. Condamnés à marcher dans le désert, prison à ciel ouvert. Que le pas soit martial, dansant ou hésitant, il demeure exilé, inutile, désorienté, année après année.

La mort s’annonce ici dès la naissance, comme un porte drapeau. L’échec est l’ombre du moindre espoir au point qu’échouer devient victoire, pour que l’espoir demeure, malgré tout.
On défile donc, parce que l’espoir s’est défilé en 1975, puis en 1991, puis d’années en années.
Seules les condamnations pleuvent sur les innocents qui défilent aujourd’hui dans ce camp d’El Ayoun ou dans la capitale du Sahara Occidental. Vingt ans, trente ans, perpétuité, la mort.
Ce damné défilé d’années n’en finira t’il donc jamais?
Résolutions humanistes devenues lettres mortes, urgence humanitaire devenue gestion chronique, frères humains devenant proies d’exil.

J’ai alors vu en chaque Sahraoui, en une ferme calligraphie, une lettre de l’acte d’accusation.
Puis à l’horizon, dans la chaleur ondulante, j’ai cru voir les coupables et leurs complices, s’approchant pour défiler, à la barre.

Jean François Debargue. Le 10 mai 2013, camp d'Elayoun
Publié par APSO avec l'autorisation de l'auteur 

 Photo JFD

mardi 7 mai 2013

Il se passe quelque chose au Sahara Occidental


Il se passe quelque chose au Sahara Occidental.
Quelque chose qui gonfle doucement dans le silence habituel des médias de chez nous.
Le conseil de sécurité a refusé à la mission de l’ONU de surveiller la sécurité des Sahraouis dans leur pays occupé. La Minurso qui doit organiser le référendum au Sahara Occidental, malgré tous les appels d’ONG et même de gouvernements, ne sert donc à rien.
La démonstration est faite que le Maroc l’a phagocytée et totalement affaiblie dans la partie que le royaume occupe. Les Sahraouis semblent l’avoir compris. 

Le jour suivant la décision de l’ONU, ils ont manifesté en comité de la taille habituelle - moins d’une centaine de militants - pour protester contre la décision, et le Maroc a agit avec son arrogance habituelle en cognant sur les Sahraouies et Sahraouis. Résultat une quarantaine de blessés.Le régime marocain a parié comme d’habitude sur l’efficacité de la frayeur populaire des sahraouis d’être torturés ou assassinés, crainte distillée patiemment et avec persévérance depuis l’invasion militaire du territoire en 1975 par des actes de ce niveau de barbarie sur tous, y compris femme et enfants.

Suite à cette manifestation, la presse du royaume a publié des communiqués disant que des policiers avaient été blessés, seulement des policiers. La méthode habituelle, elle aussi, de la propagande marocaine, crier qu’on est victime quand on vient de frapper. Avec quelques clés de lecture, les choses se simplifient, et jusque là rien de nouveau. 

Mais dans le désert il y a des grains de sable et parfois ils viennent gripper la machine.
Quel est le plus important des paramètres, et quels sont ceux qu’on ne sait pas encore ? Est-ce important finalement… 

Les USA ont soutenu l’importance de la surveillance des droits de l’homme, et, le jeu vicieux de la France, de l’Espagne et d’autres ont empêché le passage à l’acte…
Le Maroc a cogné, et, la France a eu une petite phrase pour soutenir le droit de manifester pacifiquement.
Les Sahraouis ont manifesté, beaucoup ont été blessés, et, ils ont recommencé le lendemain plus nombreux, et le surlendemain plus encore. 

A regarder les vidéos de la manifestation du 4 mai, il semble que la peur n’opère plus… parce qu’ils étaient ... 100 selon la police et 10 000 selon la lune si l’on calcule comme en France ? 5000 peut être en fait.
Et pourtant les Sahraouis ont tous vu arriver la nuit comme le jour les convois de policiers marocains, avec pour chacun 15 ou 16  bus d’une vingtaine de place et 2 camions, les convois de jeep et camions militaires aussi.
Alors ? Il se passe quelque chose au Sahara Occidental occupé.
Peut être la répression vengeresse sera-t-elle dans quelques mois sans commune perversité de la part du Maroc. 
Ou peut être que les choses sont consommées, consumées et assumées. La machine est lancée, l’autocensure n’est plus de mise chez les Sahraouis.
Le Maroc crie au loup, les méchants civils sahraouis blesseraient ses vaillants militaires et policiers chargés de défendre l’œuvre colonisatrice… 

Mais ce que l’on voit sur les vidéos qui se multiplient sur internet ce sont des Sahraouis qui crient qui chantent, qui sautent et dansent, qui défilent avec les drapeaux de la république qu’ils considèrent comme la leur, et réclament leur indépendance. Ces hommes et femmes sont sur la route, sur les trottoirs et sur les places de Elaaiun et des autres villes sahraouies occupées.
Ils entravent la circulation - autorisée à 30km à l’heure pour qui n’a pas les moyens des bakchichs -, avec bien moins d’efficacité que les barrages de police qui coupent les boulevards tous les 500 mètres… C’est l’excuse qui justifient les charges de police, l‘entrave à la circulation, et le désordre public. 

On voit aussi les charges des policiers marocains, et leurs replis en formation de défense derrière leurs boucliers. Il est bien possible qu’ils se demandent ce qu’ils font là ces tout jeunes marocains, quand les jeunes Sahraouis s’interposent ou forment des cordons de sécurité autour ou devant eux pour les protéger.

A y réfléchir, lorsque l’on regarde à Smara une petite unité de policiers marocains collés les uns aux autres et accrochés à leurs boucliers, comme effrayés par l’enthousiasme et la coriacité populaire sahraouie en attendant l’arrivée des renforts ;  et que l’on trouve aussi des vidéos des manifestations des jeunes marocains au Maroc les mêmes jours… peut être ces jeunes policiers et militaires devraient-ils remonter sur leurs terres s’occuper de leur révolution, et laisser aux anciens et aux gradés le soin de se débrouiller de la situation explosive qu’ils ont créée au Sahara, et pour laquelle il n’y a plus de soupape de sécurité.

 APSO, le 7 mai 2013



 

samedi 27 avril 2013

L’ONU trahit les Sahraouis


On s’y attendait, finalement la mission de l’ONU chargée d’organiser au Sahara Occidental le référendum d’autodétermination n’a toujours pas la mission de surveiller les droits de humains sur place, soit de veiller à la sécurité du peuple sahraoui, dernier peuple colonisé en Afrique.

Finalement le groupe des amis du Sahara Occidental, dont la France, tout en sachant pertinemment que les Sahraouis sont quotidiennement la proie de violences policières marocaines arbitraires, qu’il reste plus de 500 disparus sahraouis, que le Maroc pille le pays qu’il occupe par la force… a reconduit la Minurso dans son affligeante incapacité à faire quoi que ce soit. Sauf peut être à valider l’immobilité de la situation, et son bénéfice juteux pour le régime colonisateur marocain.

L’aspect cynique de la présente décision de l’ONU c’est la trahison.

L’ONU ne fait concrètement rien d’autre qu’assister au pourrissement de la situation, en donnant aux réfugiés le minimum légal pour ne pas être complice de leur mort d’inanition, et aux Sahraouis des territoires occupés quelques miettes d’espoir ou de rage leur permettant d’échapper à la schizophrénie.

Chacune des précédentes années de bagarre improductive pour que les Sahraouis soient protégés par la Minurso n’avait été qu’un épisode comme un autre de la froide désillusion.

Cette année 2013, l’annonce par les USA - quelques semaines avant l’étude du renouvellement de la Minurso - de leur volonté que les Droits de l’Homme soient activement surveillés au Sahara Occidental a transformé l’événement en un moment cruel.

Il est presque clairement possible de lire maintenant que cette adjonction de la surveillance des droits de l’homme à la Minurso aurait grandement été préjudiciable à un régime dictatorial marocain déjà bien fragile.

S’est donc opéré le choix du sacrifice de la sécurité des Sahraouis pour la préservation d’une dictature vacillante et corrompue.

Le droit international n’étant qu’une expression savante de la logique basique d’un vivre ensemble respectueusement sur notre planète, comment, nous le peuple, supportons-nous encore la trahison de nos dirigeants pour des petits calculs égoïstes et à courts termes ?

Étant donné l’attitude intrinsèquement destructrice de l’homme, le sachant, comment les dirigeants ne sont-ils pas d’autant plus férocement rigoureux sur l’application qui relève de leur responsabilité des principes communs.

Pour ceux qui connaissent la situation, nous en garderons une grande honte d’être complice du message paradoxal crié entre les lignes aux jeunes Sahraouis, « ne comptez que sur vous si vous voulez l’indépendance de votre terre et peuple, et tous les moyens sont bons… ».

En territoires occupés, les armes civiles face à la police marocaine suréquipée et aux méthodes de voyou sont encore le V de la victoire, les cris et les drapeaux… jusque quand ?

L'inconscience internationale pousse à la violence, l'inconnu reste le moment de l'explosion.

APSO, le 27 avril 2013

vendredi 19 avril 2013

Des prisonniers politiques sont aussi Sahraouis

La journée internationale du prisonnier politique a été l'occasion pour la ville de Grigny d'accueillir ce 17 avril 2013, l'organisation d'une réunion de témoignages et information sur le sujet. Pour cette fois, ce sont les situations de prisonniers politiques palestiniens, kurdes, américains, cubains et sahraouis, qui ont été exposés et pour ces derniers par l'intermédiaire de l'association APSO, Amis du Peuple du Sahara Occidental.

Si les horreurs infligés aux hommes par leurs frères, seulement parce qu'ils n'ont pas les mêmes opinions, convictions ou sentiments d'identité sont hélas similaires dans le monde entier, la particularité des Sahraouis c'est qu'en France, très peu de personnes connaissent jusqu'à leur existence.
Les Sahraouis constituent un peuple dont le pays, le Sahara Occidental, situé entre le Maroc à son nord et la Mauritanie à son Sud et Est, est partiellement occupé par son voisin le Maroc.
Si certains Sahraouis ont fui lors de l'invasion militaire de leur pays en 1975 et vivent depuis cette date dans des campements de réfugiés dans le désert du sud-ouest algérien, les autres sont restés dans la partie encore occupée aujourd'hui.
Le Sahara Occidental, ancienne colonie espagnole, est la dernière colonie d'Afrique, une histoire qui tarde à se résoudre et qui, quand on en découvre l'existence, heurte par l'ampleur de la dignité de ce peuple dans sa souffrance quotidienne - des deux côtés du mur et de son tapis de mines antipersonnel qui balafre leur pays -, mais aussi par l'étendu de notre ignorance.
C'est dans la partie à l'ouest du mur, la partie occupée par le Maroc que les Sahraouis qui revendiquent pacifiquement leur identité, ou simplement l'affirme, démontrent la légitimité de leur cause selon le droit international, sont oppressés, réprimés, torturés, emprisonnés abusivement, disparaissent ou sont assassinés.
Les prisonniers politiques sahraouis sont d'un nombre variable, qui ne diminue jamais. D'une à plusieurs centaines, ce nombre enfle énormément et se dégonfle ensuite au bout de quelques années au rythme des événements qui marquent la résistance pacifique des Sahraouis.
On pourrait presque dire que les peines de première intimidation, premier avertissement de la part du régime marocain sont de 8 mois, puis selon l'âge viennent 2, 4, 10 années... Et quand le Sahraoui - militant pour le respect des droits de son peuple, journaliste, ou bavard - persiste et qu'il acquiert de la notoriété internationale, alors, comme cela s'est passé récemment pour le groupe dit de "Gdaim Izik", le tribunal militaire marocain condamne des civils à des peines allant jusqu'à la réclusion à perpétuité. Les chefs d'accusation, faits, preuves, circonstances, présences ou nom du prévenus sur le lieu des faits instrumentalisés pour l'occasion n'ont aucun importante.
Pour les besoins de l'illustration ou de la précision, nous ciblons certain ici, mais tous les prisonniers politiques sahraouis sont de trop, chacun, hommes, femmes, mineurs, tout jeune ou anciens, avec leurs histoires particulières de courage et de douleur.
Les dernières vagues d'inhumanité policière massive, arrestations et emprisonnements de jeunes hommes raflés arbitrairement dans leur maison, l'ont été suite à la grande manifestation d'octobre 2010. Le premier soulèvement de ce que l'on a appelé le printemps arabe. 20 000 sahraouis sont sortis de la ville occupée de El Aaiun pour planter la tente et y vivre, en signe de protestation contre leur marginalisation constante par le Maroc. Ce campement de Gdaim Izik a été attaqué au bout d'un mois par toutes les instances sécuritaires marocaines. Leur but était de tout détruire, ce qu'ils ont fait. Ils ont attaqué avant l'aube du 8 novembre 2010 des tentes où dormaient les femmes, enfants, vieillards...
De la pagaille qui a suivi et les scènes de guerre civile qui ont éclaté dans la ville d'El Aaiun, les rafles sur les jeunes sahraouis, violences, tortures, il reste 21 Sahraouis en prison militaire, punis de peines allant de 20 ans à la perpétuité. Trois autres, emprisonnés avec le groupe pendant plus de 2 ans sans jugement ont été mis dehors. Ils étaient dans un états de délabrement physique et psychologique trop important... Et un autre condamné, actuellement en exil en Espagne, qui n'a jamais été enfermé avec ce groupe par les marocains, est pourtant condamné à perpétuité.
On pourrait détailler les horreurs des tortures et viols...
Mais en l'occurrence on peut aussi, sans complaisance, regarder les choses sous un autre angle. Cette bataille énergivore pour dénoncer les violences faites aux hommes prend du temps aux Sahraouis et à leur amis, et finalement constitue un écran, un voile maculé de sang devant nos yeux comme fascinés par tant de cruauté.
Et derrière le voile, il y a ce que permet le temps :
- la poursuite de l'exploitation des ressources naturelles du Sahara Occidental occupé par les entreprises appartenant au roi du Maroc ou à ses amis, ou généraux, à des français aussi, dont les entreprises Idyl et Azura inondent la France de tomates dites provenir du Maroc, alors qu’elles poussent au sud du Sahara Occidental
- entre démagogie et duperie, l’injection massive de financements européens au Maroc, pour des accords – pêche ou agricole - qui couvrent aussi le Sahara Occidental en toute illégalité, ou pour une prétendue chasse à l’immigration subsaharienne… Pour du libre échange économique, et bientôt de services qui vont encore enrichir les gros requins et paupériser le sort du peuple marocain, et par ricochet, sahraoui en territoires occupés.
L’autre angle c’est la responsabilité de la France dans le blocage de la situation. Parce que la France oublie ses valeurs et se compromet à soutenir le Maroc dans ses exactions, pousse à la signature des accords UE-Maroc, bloque la possibilité que la mission de l’ONU chargée de la résolution du conflit puisse surveiller le respect des droits de l’homme, et déclencher une réelle protection des civils sahraouis.
La France s’autorise encore en ce mois d’avril par la bouche de son Ministre des affaires étrangères des phrases aussi alambiquées qu’improbables, l’expression des impossibles : « le Maroc, qui a proposé // un plan d'autonomie, que la France considère comme base sérieuse et crédible pour une solution négociée », et « le Président de la République a rappelé que c'était l'organisation des Nations unies qui menait la médiation ». Et puis à la limite de la falaise « Seul le dialogue peut permettre de parvenir à une solution politique réaliste, juste, durable et mutuellement agréée ». Se prendre les pieds dans le tapis, s’ étaler… c’est ridicule quand ce n’est pas grave, et le ridicule le tue pas … Cela s’est avéré tristement vrai quand la France avait proposé à Ben Ali de lui envoyer des renforts militaires, à deux doigts de sa chute fracassante de dictateur patenté.

APSO, le 18 avril 2013


lundi 18 mars 2013

Apso avec M. Christopher Ross

Alors que Christopher Ross, envoyé spécial du Secrétaire Général de l'ONU pour le Sahara Occidental annonce une nouvelle tournée en Afrique du nord du 20 mars au 3 avril, retour sur une rencontre qui a marqué notre association. C'était le 13 novembre 2012. 

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Mardi 13 novembre M. Christopher Ross, l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Sahara Occidental, a rencontré à Paris trois membres de l’association française Amis du Peuple du Sahara Occidental.

Au delà d’une occasion d’apprécier la démarche du représentant, la réunion a eu pour objectifs un échange de points de vue sur le rapport de la France à la problématique Sahraouie et une mise en question du rôle de la société civile française.

Les membres de l’association ont pu informer M. Ross des activités en cours et ajouter quelques informations particulières à la France, qui ont pour certaines trouvé un temps audience dans la presse Française populaire.  Il a ainsi été évoqué l’action de l’organisation française NF Board pour qui la politique n’a pas à empêcher les peuples de jouer au Football et qui est l’organisateur de la VIVA World Cup . La dernière édition en juin dernier au Kurdistan avait été l’occasion de la première participation de l’équipe nationale Sahraouie à une compétition internationale, repris par So Foot et Canal+.

Il a d’autre part été porté à la connaissance du représentant de l’ONU les pratiques de citoyens d’origine marocaine en France ou des représentants consulaires du Maroc en France à l’égard des Français solidaires de la recherche d’une solution au conflit sahraoui, - intimidation et sabotage de réunions publiques-, et à l’égard des Sahraouis - agressions physiques, intimidation, tentative de corruption, interdiction d’entrée au Sahara Occidental.

APSO a aussi informé et questionné le fait que les Sahraouis venant du Sahara Occidental, et cherchant refuge en France contre les persécutions du régime marocain obtenaient le statut de réfugié politique « marocain », alors même que les documents administratifs qu’ils présentent comportent des attestations du UNHCR de leur identité sahraouie et de leur particularité de venir d’un territoire non autonome.

A propos de la cristallisation actuelle des positions des représentants marocains et sahraouis, Kassarat Mohamed Fadel, membre d’APSO, a souligné que le plan James Baker proposait un referendum à trois choix, comportant l’option d’autonomie, et qu'il avait été rejeté par le même gouvernement marocain qui refuse de parler actuellement d’autre sorte de solution que l’autonomie.

Durant l’échange, APSO a soulevé la question des ressources naturelles du Sahara Occidental, et la responsabilité des entreprises françaises présentes sur le terrain dans la culture de fruits et légumes au Sahara, exportés en Europe et vendus sous l’étiquette contestable de provenance du « Maroc ».

La réunion a enfin été l'occasion d'aborder le sujet des élections américaines et de la position des Etats-Unis sur le sujet du Sahara Occidental.

APSO, le 14 novembre 2012 / 18 mars 2013



mardi 26 février 2013

Sahara marathon 2013, cru exceptionnel

C’est un Sahara Marathon exceptionnel qui s’est couru cette année dans les campements de réfugiés sahraouis ce 26 février 2013. 

Du fait de la guerre au Mali et des violences d’In Amenas,les co-organisateurs Italien et espagnol ont décidé d’annuler leur participation à cette date. La compétition a donc opposé sur les distances habituelles de marathon, semi marathon, 10 et 5 km, les Sahraouis et leurs voisins, en l’occurrence des sportifs algériens venu faire honneur à la course. 

A exceptionnel, exceptionnel et demi cependant la présence de Patrick, un français, sur le 10 km. 

Malgré les 30 degrés brulants, c’est le champion Sahraoui Salah Eddine Amaidan qui est arrivé premier des 10 km, en 33 minutes 58 secondes, acclamé par les youyous et les cris de joie et de fierté. 

Salah Eddine a couru "en hommage à son frère Abachikh, aux prisonniers politiques sahraouis et à tous les combattants pour la résistance et l'indépendance du Sahara Occidental". 
Patrick est arrivé 19 minutes après, bien content finalement d’avoir transformé son inscription initiale au semi marathon en une participation au 10km. 

Les commentaires de Patrick à sont arrivée à Smara, après avoir bu et mangé: 
"J’ai trouvé la course très difficile. Il y a des grandes lignes droites, et je n’ai pas l’habitude du désert. Le terrain c’est parfois des cailloux ou du sable, et je ne retrouvais pas les appuis dont j’ai l’habitude sur route. La chaleur vraiment forte aujourd’hui m’a surpris. 
J’ai beaucoup aimé l’accompagnement des femmes qui faisaient les youyous pour m’encourager, et les enfants qui ont couru sur des petites distances à mes côtés. Je fais les 10km couramment en France, mais ceux la je les ai trouvés longs. Je me projetais sur un semi, et je l’ai échappé belle. Comme ça j’ai vraiment aimé cette course." 

La fête de la république Sahraouie, demain, sera aussi l’occasion d’une démonstration des footballeurs sahraouis dans la finale du tournoi du 27 février, au campement de Smara. 

APSO, 26 février 2013.  

Les chiffres : Inscrits sur toutes les distances : 442 soit 342 Sahraouis, 97 Algériens, 3 Européens Participants : 286 dont 1 français, 1 finlandais Arrivés : 212 dont 1 français